Communauté Catholique MARANATHA
Viens Seigneur Jésus !

Historique

Petit historique de l’église
Un premier coup d’œil dans cette église vous fait apprécier le calme et le recueillement de ce lieu aux dimensions harmonieuses.
Votre regard se porte vers le chœur dépouillé et est attiré par la croix en son centre. Vous vous souvenez qu’une église est d’abord un lieu de prière…
Aussitôt, votre regard s’élève. Les cinq fenêtres gothiques du chœur impressionnent: c’est la verticalité qui prédomine, signe d’élévation. Le mouvement du chœur souligné par les ogives montantes s’avance dans la nef jusqu’à cette grande arcade qui cintre tout l’édifice et qui semble le diviser. Les ogives font alors place à un plafond plat à caissons en chêne, un des rares à Bruxelles.
Cette église est une des plus anciennes de la ville. Sa fondation par les Frères de la Miséricorde remonte au milieu du 13e s. Lors de la dernière restauration (1957-1958), des fouilles ont permis de découvrir des murs de soubassements témoignant de l’existence d’un sanctuaire plus ancien encore, édifié, croit-on, par les Templiers, et sur les fondations duquel l’église a commencé d’être érigée.
Au début du 15e s., deux nefs latérales ont été adjointes à l’édifice. C’est de cette époque que datent la façade avec sa grande baie vitrée et aussi, semble-t-il, le petit campanile qui la surplombe. Le portail extérieur qui porte la mention de la date: 1637, est de l’époque baroque.
L’église a encore subi certains aménagements, notamment lors de sa reconstruction après le bombardement du centre de Bruxelles par le maréchal français de Villeroi en 1695.
Le porche intérieur et le jubé en style gothique anglais datent de 1846. Les autels latéraux, les vitraux et les orgues sont plus récents (1958). La disposition actuelle du chœur est récente (2010). L’autel en pierre bleue est l’œuvre du sculpteur Michel Smolders.
L’unité de cette petite église est remarquable, ce qui en fait un lieu apprécié pour la prière, le recueillement et la liturgie. On appréciera l’harmonie des dimensions, des matériaux et des couleurs des vitraux.
Les grands travaux d’urbanisme entrepris à partir du début du 20e siècle ont failli provoquer la démolition de l’église. Aussi fut-elle abandonnée et vidée. Mais heureusement, elle fut finalement épargnée et entièrement restaurée (1957-1958) en retrouvant sa configuration générale de la fin du 15e s.
Lors de cette restauration, la chapelle Sainte-Anne, anciennement située rue de la Montagne et dont la façade en style baroque brabançon vaut le détour (1615), fut adjointe à l’église. Cette nouvelle partie des bâtiments, abrite une chapelle dédiée à sainte Rita, qui est très fréquentée. On y accède par la nef latérale gauche.
Le vitrail qui surplombe représente l’Assomption de la Vierge Marie. De part et d’autre, saint Augustin et sainte Monique sont figurés. Voilà regroupés les patrons principaux des Religieux de l’Assomption qui desservent l’église depuis 1924.
Les cinq vitraux du chœur illustrent l’histoire de la Rédemption, en lien avec la vie de sainte Marie-Madeleine. Les vitraux des nefs latérales représentent des saints.
En sortant de l’église, remarquez encore la décoration sculptée du montant central du portail d’entrée: Marie-Madeleine est représentée au pied de la croix du Christ. Traversez ensuite la rue et remarquez la façade et le campanile. Puis descendez la rue de la Madeleine pour découvrir la très belle façade baroque de la chapelle Sainte-Anne . En son centre, la statue de sainte Anne tenant Marie enfant par la main date du 18e s. Elle est l’œuvre du sculpteur Duquesnoy.
Si vous désirez davantage de renseignements sur l’histoire de l’église de la Madeleine, vous pouvez vous procurer dans cette église le petit livret qui y est consacré.
Un autre livret propose une description détaillée des vitraux de l’église.